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3 min de lecture

Utiliser sa dashcam comme caméra de recul : ce qu'il faut savoir

En résumé

Oui, une dashcam livrée avec une caméra arrière peut servir de caméra de recul. Il suffit de relier le fil de déclenchement au feu de marche arrière : l'écran bascule alors automatiquement sur la vue arrière quand vous enclenchez la marche arrière, puis revient à l'enregistrement normal. Vous obtenez deux équipements pour le prix d'un, sans deuxième écran sur le tableau de bord.

Deux équipements, un seul boîtier : c'est l'argument le moins connu de la dashcam à double caméra. Si le modèle est livré avec une caméra arrière, elle peut remplir la fonction d'aide au recul, à condition de la brancher correctement.

Comment ça marche

La caméra arrière est reliée à l'unité principale par un câble qui transporte la vidéo. Sur les modèles compatibles, ce câble comporte un fil de déclenchement supplémentaire, souvent rouge ou orange.

Ce fil se raccorde à l'alimentation du feu de marche arrière. Quand vous passez la marche arrière, le feu s'allume, le fil reçoit du courant, et la dashcam bascule automatiquement son écran sur la vue arrière. Dès que vous quittez la marche arrière, l'affichage normal revient. Aucune manipulation, aucun bouton.

Sans ce raccordement, la caméra arrière continue d'enregistrer, mais l'écran ne bascule pas : vous perdez la fonction recul sans perdre la fonction dashcam.

Ce que vous gagnez par rapport à une caméra de recul classique

Critère Caméra de recul d'entrée de gamme Caméra arrière de la dashcam
Résolution 480p à 720p 1080p
Vision nocturne médiocre correcte, capteur prévu pour
Enregistrement aucun permanent, chocs inclus
Écran supplémentaire à installer celui de la dashcam
Preuve en cas de choc à l'arrêt non oui
Prix de l'ensemble 30 à 80 € pour la seule fonction recul inclus dans la dashcam

Le point décisif est le dernier : une caméra de recul ne sert qu'à reculer. Une caméra arrière de dashcam filme en continu et documente les chocs par l'arrière, qui représentent une part importante des accrochages en circulation dense et en stationnement.

Les deux limites à connaître

Pas de lignes de guidage. Le boîtier affiche l'image brute, sans les lignes colorées qui estiment la trajectoire. En pratique, l'angle plus large compense : vous voyez davantage d'environnement, y compris les obstacles bas qu'une caméra de recul cadrée serré manque souvent.

Pas d'alerte sonore. L'image ne remplace pas les radars de recul, qui bipent à l'approche d'un obstacle. Les deux systèmes sont complémentaires : l'image montre, le radar alerte.

Le branchement, étape par étape

  1. Installez la caméra arrière à l'emplacement habituel, au-dessus de la plaque ou en haut de la lunette arrière.
  2. Faites cheminer le câble vidéo jusqu'à l'unité principale, en passant par le pavillon puis le montant côté passager.
  3. Repérez le fil d'alimentation du feu de marche arrière, généralement accessible près du feu lui-même.
  4. Raccordez le fil de déclenchement à ce circuit à l'aide d'un connecteur à dérivation, sans dénuder le faisceau d'origine.
  5. Reliez la masse au point de masse le plus proche de la carrosserie.
  6. Testez : contact mis, passez la marche arrière et vérifiez la bascule de l'écran.

Comptez une heure pour un montage soigné sur une voiture, davantage sur un fourgon. Un garagiste facture en général une heure de main-d'œuvre. Le détail du cheminement des câbles figure dans notre guide d'installation pas à pas.

Quels modèles le permettent

Dans notre sélection, deux modèles sont livrés avec une caméra arrière et acceptent ce branchement :

Les modèles à caméra habitacle, 4K WiFi Dual et Duo 2.5K, filment l'intérieur du véhicule et non l'arrière : ils ne permettent pas cet usage.

Pour quels véhicules l'intérêt est le plus fort

Sur une berline dotée d'une lunette arrière dégagée, le gain reste confortable. Sur un fourgon tôlé, un utilitaire ou un camping-car, il devient décisif : sans vitre arrière, le rétroviseur intérieur ne sert à rien et les manœuvres se font entièrement aux rétroviseurs extérieurs. Notre guide dédié aux camping-cars et utilitaires détaille les particularités de ces véhicules, notamment l'alimentation en 24 V et la longueur de câble nécessaire.

Questions fréquentes

Une dashcam peut-elle vraiment remplacer une caméra de recul ?

Sur les modèles livrés avec une caméra arrière, oui, à condition de raccorder le fil de déclenchement au circuit du feu de marche arrière. L'écran de la dashcam affiche alors la vue arrière pendant la manœuvre. La différence avec un système dédié tient surtout aux lignes de guidage, absentes sur une dashcam.

Faut-il des lignes de guidage pour reculer ?

Elles aident à estimer les distances, mais elles ne sont pas indispensables : elles sont d'ailleurs souvent mal calibrées sur les systèmes bon marché. Une dashcam affiche l'image réelle en grand angle, ce qui montre davantage d'environnement qu'une caméra de recul classique, notamment les obstacles bas et les enfants.

Quelle différence avec une caméra de recul à 30 euros ?

La qualité du capteur, d'abord : une caméra de recul d'entrée de gamme filme en 480p ou 720p et devient inexploitable de nuit. Ensuite l'usage : la caméra arrière enregistre en permanence, donc elle documente aussi les chocs subis en stationnement, ce qu'aucune caméra de recul simple ne fait.

Cela fonctionne-t-il sur un utilitaire ou un camping-car ?

Oui, et c'est même là que le gain est le plus net, puisque ces véhicules n'ont souvent aucune visibilité arrière. L'alimentation accepte le 12 V comme le 24 V. Prévoyez une rallonge de câble au-delà de cinq mètres de longueur de véhicule.

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